Classement africain et mondial du Maroc dans le domaine internet et téléphonie mobile
Gali Amidot 25/01/2013Les standards internationaux, tels que définis par l’UIT positionnent les pays selon leur niveau de développement en matière de TIC, et mettent en avant le rôle déterminant de ces technologies dans la promotion de l’innovation et le développement des économies. Ils évaluent aussi les progrès des pays en matière d’accès et d’utilisation de ces technologies et, par conséquent, leur impact sur le processus de croissance et sur la compétitivité des économies.
Selon le rapport annuel de l’UIT publié en octobre 2012, intitulé « Measuring the Information Society », le Maroc a gagné 10 places au classement mondial des pays ayant accès aux TIC et se place à la 90e position devançant l’Algérie, l’Égypte et même l’Afrique du Sud. Les critères de référence retenus sont l’Indice de développement des Technologies de l’information et de la communication (IDI) qui comprend trois sous-indices : l’accès, l’usage et les compétences, et le Panier des prix TIC.
Au-delà des indices globaux du développement des TIC, le critère principal et concret est celui du débit internet qui détermine la vraie compétence du pays en la matière. Selon toutes probabilités, ce classement est appelé à s’améliorer davantage dans les années à venir, avec la mise en œuvre du plan «Maroc Numeric», dont la stratégie principale porte sur l’amélioration du débit avec la LTE et son principal vecteur la 4G.
De même, le Maroc devra améliorer sa position en termes de prix. En fait, comme le rappelle le rapport de l’UIT, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) s’est fixée un objectif qui consiste à stimuler une réduction significative des prix des communications en agissant sur les tarifs de terminaison. En effet, le régulateur vise une baisse totale qui varie entre 65 et 70% des tarifs de terminaison mobile et entre 24 et 40% de baisse pour la terminaison fixe à l’horizon 2013.
Si l’on fait abstraction du défi majeur du haut débit, défi qu’il faudrait impérativement relever, les autres indicateurs sont au beau fixe et ont bien évolué ces dernières années, qu’il s’agisse, du mobile, de l’ordinateur ou de l’accès aux TIC, aussi bien des ménages et des particuliers que des entreprises; la téléphonie fixe, pour sa part, étant en perte de vitesse sans que, pour autant ceci puisse constituer un indice régressif.
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